C’est un philologue allemand, Eduard Norden, qui sera le premier à développer dans un article argumenté paru en 1913 que le Testimonium est un faux. L’analyse de Norden est basée sur la terminologie utilisée dans le chapitre III du livre XVIII des Antiquités Juives. Mais cet argument ne résiste pas à une analyse même rapide (Voir ICI). D’autres philologues ou universitaires ont, au cours du XXe, développé ces arguments sans pour autant convaincre.
C’est pour cette raison qu’une nouvelle hypothèse désignée » Interpolation partielle » a été envisagée. Le Testimonium Flaviananum serait issu d’un texte redigé par Josèphe qui aurait ensuite été modifié pour lui donner une tonalité plus chrétienne. Les tenants de l’interpolation partielle rejette donc les argumements présentés par les tenants de l’interpolation complète. On trouvera (Voir ICI) un argumentaire détaillé d’un critique de Norden, Charles Martin, un jésuite tenant de l’interpolation partielle.
Mais il est une autre difficulté sur laquelle les philologues ne s’étendent pas : Flavius Josèphe a appris le grec très tardivement et pensait en Araméen. Théodore Reinach indique que Josèphe : « L’auteur, qui apprit le grec tard et assez imparfaitement, écrit d’un style pénible ; sa phrase …souvent peu claire et mal construite, n’est pas toujours aisée à comprendre et est toujours malaisée à rendre » (Voir ICI avant dernière page). Donc, non seulement la langue de Josèphe est imparfaite mais le texte est parfois confus. Comment dans ces conditions conduire une analyse exclusivement bâtie sur l’utilisation d’un terme ou sur des incohérences de formulation ?
Pour plus d’informations –> Voir ICI




